Gardanne (13); des essais nucléaire clandestins?

Actualités sur le monde des mines et carrières en général.

Gardanne (13); des essais nucléaire clandestins?

Message non lupar fabien38 » 13 Mar 2010 00:12

Il y a le site de JP Petit qui évoque cette théorie, il y a de nombreux témoignages de ces séismes par les riverains, après l'arrêt de la mine.
Voilà qu'on remet le couvert en mars 2010.

Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /2010 13:35
L’effroyable vérité sur la fermeture de la mine de Gardanne (Bouches du Rhône)

Les faits

Nous sommes début 2000, depuis une dizaine d’années des milliers d’habitants de la région de Gardanne dans les Bouches du Rhône sont témoins d’une « mystérieuse vibration ». Quelques personnes, intriguées, constatent que la fréquence du phénomène est, par période, particulièrement régulière : « toutes les semaines je remarquais des vibrations dans le sol, la nuit, toujours situées entre 1h et 3h du matin » rapporte Bertrand P. Fonctionnaire de Police, habitant à Bouc-Bel-Air. A l’époque, on répond aux curieux par « On est sur les anciennes mines de Gardanne qui s’effondrent souvent.»


Comment diable des effondrements peuvent avoir lieu invariablement entre 1h et 3h du matin ? Une autre explication raconte qu’il peut s’agir du « bang » supersonique d’un avion mais le phénomène dure entre 3 et 5 secondes, alors qu’un « bang » est un claquement sec, quasi instantané.


En mars de la même année, le personnel de l’école maternelle Elsa Triolet à Gardanne est surpris de constater que des techniciens de la DRIRE (Direction Régionale de l'Industrie, de la Recherche et de l'Environnement) viennent poser des enregistreurs un peu partout dans le bâtiment. L’école est alors fermée momentanément. Par la suite, on leur explique: la DRIRE effectue des mesures de radioactivité, qui s’avèrent être anormales. En effet on trouve du radon, un gaz rare radioactif d’origine naturelle, principalement formé par la désintégration du radium. Or, le bassin minier de Gardanne date de l’ère secondaire et tous les géologues s’accordent à dire qu’il est géologiquement impossible d’y trouver la moindre radioactivité. Tout cela n’a pas de sens. Des scientifiques commencent à se pencher sur la question, dont le célèbre et sulfureux astrophysicien français Jean-Pierre Petit, ancien directeur de recherche au CNRS (aujourd’hui retraité mais en poste à l’époque).


La suite est ici....
http://subversivementvotre.over-blog.co ... 17787.html

Pour conclure, il faut rajouter la galerie de la Mer qui se jette dans le port de Marseille, elle servait à évacuer le charbon du le port à l'aide d'un chemin de fer électrique ( en double voie) sur sa partie supérieure, et permettait l'évacuation des eaux d'exhaure au niveau inférieur.
La sortie est fermée par une porte, mais l'eau doit bien couler quelque part....

Quelques vues de l'excellent, mais si fragile (les pages se détachent, je ne peux plus trop le consulter) "Des compagnies Minières aux Houillères de Provence" de Gilbert Bagnis (1990)

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Aubagne-Aix : des secousses sismiques dans le bassin minier

Message non lupar fabien38 » 02 Avr 2010 17:59

Aubagne-Aix : des secousses sismiques dans le bassin minier

Publié le dimanche 28 mars 2010 à 16H24

http://www.laprovence.com/article/regio ... sin-minier

Les vibrations de ces derniers jours seraient dues à la montée des eaux dans les galeries.

La fin soudaine de l'exploitation de la mine dans le bassin gardannais, en janvier 2003, s'était traduite par un arrêt du pompage de l'eau de ruissellement dans les galeries souterraines.


Il est un peu plus de minuit. Isabelle et son mari sont couchés, quand soudain ils entendent un bruit sourd. "Nous avons senti, en même temps, le lit bouger. On s'est très vite levés, on a ouvert les portes pour pouvoir sortir rapidement". Prudent, le couple reste éveillé encore une heure "en cas de nouvelle secousse". "C'est vrai qu'on a eu un peu peur, car ça ne ressemblait pas aux secousses causées par la mine"."On a senti un bruit sourd qui venait du sol, ajoute Christine. Encore secoués par la catastrophe d'Haïti, on est sorti rapidement sur la terrasse". Le lendemain, on ne parlait plus que de "l'incident" dans les rues de Saint-Savourin.

D'autres secousses ont suivi depuis dix jours, de faible magnitude, "entre 0 et 1 sur l'échelle de Richter", précise Karim Ben Slimane, directeur adjoint du département de prévention et sécurité minière au sein du Bureau de recherches géologique minières (BRGM). Ce département, depuis que Charbonnage de France a renoncé à sa concession, a été missionné par l'État pour surveiller le secteur de Saint-Savournin, Cadolive, Peypin, Mimet et Fuveau : "Le principal risque est l'affaissement", précise le scientifique. Sur chacun de ces points, des capteurs sismiques sur trois niveaux (deux en profondeur, un en surface) ont été installés, pour une surveillance effective tous les jours 24h/24.

Les secousses ressenties par les habitants du secteur de Saint-Savournin à Mimet "ne présentent aucun risque, insiste Karim Ben Slimane, et n'ont généré aucun dommage, seulement des désagréments". Au temps de l'exploitation de la mine, les secousses pouvaient être de 2 ou 3 sur l'échelle de Richter. "Nos capteurs ont enregistré ces secousses depuis plusieurs semaines, il s'avère que leur origine n'est pas liée au secteur sous surveillance, mais vient d'une zone plus au nord à 2 ou 3 kilomètres. Là aussi aucun risque d'affaissement n'est à craindre".

Pompage

Les scientifiques vérifient actuellement l'hypothèse selon laquelle ces secousses sont provoquées par la montée des eaux dans les anciennes galeries minières. "Avec l'arrêt de l'exploitation, l'eau a cessé d'être pompée. Elle retrouve désormais sa place naturelle et envahit les galeries. La raison des secousses tient surtout au sous-sol de ce secteur. Au-dessus de la couche de charbon se trouve une bande de calcaire qui, avec la présence de l'eau, libère une énergie, faisant bouger les blocs. Cela cessera lorsque le niveau de l'eau sera stabilisé", explique Karim Ben Slimane. Une eau venant des nappes phréatiques, dont les épisodes pluvieux de cet hiver ont peut-être accéléré la montée. "C'était juste une question de temps, sans ces pluies on aurait connu le même phénomène dans quelques mois", assure encore l'expert.

Pour que cette eau conserve un niveau constant, elle devra être pompée depuis le Puit Gérard à Mimet, puis évacuée dans la Méditerranée (dans les bassins de la Joliette à Marseille) par la fameuse galerie de la mer, construite au XIXe siècle et qui, pendant des décennies, a permis de maintenir la mine au sec. La pompe est en cours d'installation, et devrait fonctionner à la fin de l'année. Les faibles secousses devraient de toute évidence persister toute l'année 2010. Pas de quoi affoler les habitants du secteur, surtout pas Marcel, 86 ans et ancien mineur: " Ici on a l'habitude, on sait que le dessous est creux, c'est comme ça dans tout le bassin minier, de temps en temps ça craque !"

Monique REYNIER et Marjorie MOLY

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Le maire de mimet a demandé au préfet de "le tenir informé"

La fin soudaine de l'exploitation de la mine dans le bassin gardannais, en janvier 2003, s'était traduite par un arrêt du pompage de l'eau de ruissellement dans les milliers de kilomètres de galeries souterraines. Cet "ennoyage" -c'est le terme technique- laisse donc l'eau progressivement reprendre ses droits dans le sous-sol du bassin minier.

Si cet envahissement naturel est moins rapide qu'envisagé lors des simulations de 2003, il progresse constamment et on estime aujourd'hui que l'eau se trouve à -500 mètres (la "surverse" de la galerie de la mer est environ 300 mètres plus haut). Et après avoir englouti les galeries les plus profondes, le niveau grimpe vers les plus anciennes c'est-à-dire les plus proches de la surface. Celles-là mêmes qui étaient soutenues par des étais en bois. Et c'est précisément ce bois qui pourrit, à cause de son immersion et qui cause des effondrements de galeries. Ces "foudroyages", fréquents et bien connus des mineurs, ont provoqué d'importants affaissements, notamment dans le Nord, où des maisons se sont effondrées. Pas de tel risque, a priori, dans le bassin gardannais qui n'a pas la même structure.

Principe de précaution

Mais les brèves secousses de ces derniers jours n'en sont pas moins réelles. Notamment à Mimet où c'est le maire, Georges Cristiani, qui a écrit le 17 mars au préfet pour l'informer de "secousses à caractère sismique fréquemment ressenties" et lui demander de le "tenir informé afin d'en informer ses administrés". De son piton rocheux dominant le bassin minier, la commune est en effet aux premières loges et se sent particulièrement concernée.

Pour le maire, pas question évidemment de "céder à un quelconque affolement" car il ne s'agit-là que de phénomènes bien connus, parfaitement intégrés à la culture minière. Mais pas question non plus de baisser le niveau de vigilance. En 2003, dès l'arrêt de l'exploitation du charbon, le conseil municipal de Mimet avait émis un "avis favorable l'arrêt définitif des exploitations minières de HBCM". Mais les élus mimétains, au nom du "principe de précaution", avaient également émis des réserves, demandant au préfet une vigilance particulière: "Les conséquences de l'arrêt des travaux miniers, particulièrement sur l'instabilité des sols et les risques éventuels qui peuvent en résulter, notamment pour la stabilité des édifices publics et privés, devraient être communiqués à la commune par l'établissement d'une cartographie comprenant des zonages précis", stipulait la délibération.
Nicolas REY
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L'eau et les questions prêtes à ressurgir

Message non lupar fabien38 » 14 Avr 2010 21:39

La Galerie de la Mer va donc bientôt retrouver son usage original.
Il sera difficile de camoufler une éventuelle pollution...
Mais ça risque d'être bien dilué.

Mine de Gardanne : l'eau et les questions prêtes à ressurgir

http://www.laprovence.com/article/regio ... -ressurgir

Publié le dimanche 11 avril 2010 à 16H31

Lorsque, fin janvier 2003, l'exploitation du charbon a cessé dans le sous-sol de Gardanne, plusieurs solutions s'offraient pour la gestion de "l'après-mine". La première consistait à maintenir le pompage des eaux de ruissellement au sein des 500 kilomètres de galeries, jusqu'à -1350 m de profondeur. Ce qui présentait l'avantage de permettre, le cas échéant, une reprise des activités minières dans le futur. Autre solution : arrêter le pompage et laisser les eaux reprendre leurs droits au sein du "gruyère" jusqu'à ressortir en surface. Enfin, laisser les eaux monter jusqu'à l'altitude zéro -moins 200 mètres sous Gardanne- et les évacuer vers le port de Marseille via la galerie de la mer, une conduite de 14 km jouant le rôle de surverse.

Contre l'avis des mineurs CGT, hostiles à toute mesure irréversible, c'est donc cette troisième solution qui a été retenue. En 2003, la fermeture de la mine avait été pour le moins précipitée, les Houillères craignant une occupation "sauvage" du site par employés de la mine. Des mineurs qui avaient à l'époque tenté d'alerter l'opinion sur la présence massive de produits potentiellement polluants dans le dédale souterrain. Si l'exploitant assurait, dès mai 2003, avoir fait place nette et remonté "1 000 tonnes de matériel ainsi que 19 000 litres d'huile et de graisse", la CGT évoquait, sans pouvoir le prouver, la présence de fûts toxiques -du pyralène provenant de transformateurs électriques démantelés au sein de la centrale de Gardanne- stockés au fond. Une alerte "basée sur des témoignages concordant de mineurs et d'employés de la centrale" qui avait rapidement été classée sans suite par les autorités et fustigée par la direction des houillères, en charge de la dépollution du site, qui avait évoqué une "tentative désespérée de la CGT de retarder le démantèlement des installations".

Pollution négligeable ?

Aujourd'hui, le niveau des eaux est en passe d'atteindre la fameuse surverse de la galerie de la mer. Et le site de cap Pinède, près des bassins d'Arenc à Marseille, s'apprête à recevoir le surplus d'eau. "L'eau sera pompée depuis le puits Gérard et transportée jusqu'à la mer, au-delà de la digue du port, sans contact avec l'air pour ne pas que l'hydroxyde de fer ne donne une coloration rouge à cette eau", précise Karim Ben Slimane, directeur adjoint du Bureau de recherche en géologie minière.


Et quelle sera la qualité de cette eau déversée dans la baie de Marseille ? "A priori le site a été dépollué, poursuit Karim Ben Slimane. La mine n'est pas une friche industrielle qui a généré la production de produits secondaires polluants. S'il reste des sources de pollution, ce ne sera sans doute qu'en quantité négligeable par rapport aux volumes excavés et donc aux volumes d'eau." Reste que les mineurs CGT ne sont pas aussi rassurants : "Des ferrailles au tungstène, des aciers spéciaux pour le matériel de taille, des hydrocarbures, de vieilles résines… Des tas de saloperies ont été abandonnées, notamment dans les vieux chantiers, et n'ont pas été remontées lorsque la mine a été fermée, en quelques jours", note Michel Filippi, ancien mineur délégué CGT. Et les anciens mineurs de laisser entendre que la sortie des eaux, qui ont noyé ces "dépotoirs souterrains", pourrait occasionner de bien mauvaises surprises du côté de Marseille : "On se rendra peut-être compte qu'il aurait fallu prendre en compte notre mémoire de la mine…".
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