MANIF À Paris, le peuple du sous-sol en colère

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MANIF À Paris, le peuple du sous-sol en colère

Message non lupar fabien38 » 20 Mar 2010 20:10

Décidément, le guignol Sarko 1er, Roi de France, tape encore sur des gens "qui n'ont pas de Rolex".
Mais on ne voit toujours rien venir contre les financiers, les traders, les actionnaires, ceux qui coulent notre industrie et notre pays!!
Le courage de votre Roi n'arrivera pas jusqu'au cercle de ses proches....
Ce dimanche, n'oubliez pas de lui rappeler qu'il n'a JAMAIS été élu par la majorité des Français!!!

http://www.nordeclair.fr/Actualite/2010 ... en-c.shtml

MANIF À Paris, le peuple du sous-sol en colère

Publié le jeudi 18 mars 2010 à 06h00

Plus de 2 000 mineurs retraités du Nord - Pas-de-Calais, d'Alsace, de Lorraine, du Centre et du Midi ont manifesté, hier à Paris, à l'appel de tous leurs syndicats, pour défendre la gratuité des soins, acquis social supprimé par un décret publié le 1er janvier dernier.

GAËLLE CARON > gaelle.caron@nordeclair.fr
Augustin fait une pause sur un banc de l'avenue de Ségur, dans le 7e arrondissement, où ses petits camarades manifestent devant le siège de la caisse autonome nationale de la Sécurité sociale des mines (CAN). À 84 ans, dont 35 passés sous terre à extraire du charbon, il est la plus vieille gueule noire Nord - Pas-de-Calais à avoir fait le déplacement à Paris pour réclamer l'abrogation d'un décret entré en vigueur le 1er janvier dernier. Ce texte, objet de la discorde, supprime en effet l'article 2-2b du régime spécial des mineurs leur garantissant depuis 1992 la gratuité des soins. « On a déjà perdu 80 % de nos acquis. Si on ne fait rien, ils vont nous prendre le reste », commente le doyen des manifestants, silicosé et opéré du coeur, en regardant le cortège quitter la CAN, où une délégation syndicale a été reçue. Pas de surprise. De ce rendez-vous ne subsiste qu'une amère impression : « Circulez, y'a rien à voir ! » Au seuil de la pauvreté Réunis derrière les bannières entremêlées de la CGT, CFTC, CFDT, CFE-CGC et de FO, les anciens des mines de charbon, mais aussi de sel et de fer, venus des quatre coins de la France, ont ensuite rejoint le ministère de la Santé, également avenue de Ségur, quadrillée par des gendarmes équipés de gilets pare-balles. « À croire qu'ils ont peur de vieux gentils qui ont relevé la France après-guerre », s'amuse un manifestant, un peu agacé quand même. Sans s'en apercevoir, il vient de passer devant le haut-commissariat aux Solidarités actives contre la pauvreté. Lui, comme les autres, considère qu'ils en ont atteint le seuil... « Nos veuves vont au Secours populaire, au CCAS, aux Restos du coeur, c'est honteux ! », s'indigne Jean-Jacques, 66 ans, un ancien mineur de fond d'Auchy-les-Mines, qui vit avec 1 000 E par mois.
« Un milliard 200 millions de vaccins, et moi et moi et moi ? » : devant le ministère de Roselyne Bachelot, les slogans reflètent le mal-être de la corporation minière. « L'article 2-2b qui a été supprimé assurait le remboursement des frais liés aux cures et surtout la gratuité des transports médicaux. Alors forcément si on ne peut plus se rendre jusqu'aux pharmacies et praticiens affiliés à notre régime minier, on va devoir consulter ceux du régime général qui seront les plus près de chez nous », déplore Jean, secrétaire général de la CGT des mineurs de Valenciennes, qui voit dans le décret du 1er janvier la preuve que « Sarkozy n'a pas tenu sa promesse de ne pas toucher aux acquis des mineurs ».


Les salariés de la Carmi, la caisse régionale minière, sont également présents en nombre pour défendre leurs emplois, 4 000 dans le Nord - Pas-de-Calais, directement menacés. « Les centres de santé de proximité dédiés aux mineurs sont mis en péril par une notion de rentabilité qui n'aurait jamais dû exister », dénonce Odile, 57 ans, infirmière à la Carmi depuis 31 ans.
Malgré leur mobilisation, les mineurs retraités et leurs veuves, « malades et fatigués », ont quitté Paris sans la promesse de vieux jours meilleurs. La mise en place dans les deux mois d'une mission de réflexion composée d'experts, de parlementaires et de syndicats ne suffira pas à bâillonner le peuple du sous-sol. « Cette journée fera date. C'est une première étape sur le chemin de la victoire. La lutte continue. » w
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