Le supplice de l'herbe sous les roues du tram

Articles et liens vers des techniques employées sur les réseaux de tramwys, liens vers les constructeurs de matériel roulant et fixe. Bref, tout ce qui est technique.

Le supplice de l'herbe sous les roues du tram

Message non lupar fabien38 » 05 Mar 2010 00:05

Brest
Le supplice de l'herbe sous les roues du tram

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLoc ... d_actu.Htm
jeudi 04 mars 2010

Des tests sont menés au Bergot sur les plantes qui habilleront la ligne. Piétinement, climat, sol pauvre, entretien limité... Les conditions seront rudes.
Pourquoi ? Comment ?

Quel aspect entre les rails du tramway ?

Sur les 14 km de ligne, la partie centre-ville sera couverte de dalles de granit. Le reste, entre Thales et les Capucins, puis de la place de Strasbourg à Kergaradec et au Froutven, sera végétalisé. Soit selon Anne-Simone Burel, « une bonne moitié » de la ligne en voie verte. Cette paysagiste à l'Atelier de l'île suit les tests pour le groupement de cabinets d'études Tram Est Ouest (TEO).

Comment se font les essais ?

Les premiers semis par les jardiniers de BMO datent de mai 2009 sur le site d'expérimentation du Bergot, rue du Chatelier. Là, des bouts de plate-forme en béton ont été construits tels qu'ils existeront en ville. Une centaine d'espèces sont testées sur onze sols différents (granit plus ou moins gros, pouzzolane, terre avec plus ou moins de sable...).

Les retours d'expérience d'autres villes existent. Mais il faut aussi vérifier l'impact du climat brestois. Mieux vaut que les plantes ne crèvent pas toutes en un an. À Montpellier, le sedum a brûlé au soleil. À Marseille, le coûteux zoysia (une pelouse rustique de Californie) a pourri, trop arrosé.

Quelles contraintes ?

Les plantes n'auront que 15 cm de substrat. Drôle de biotope, cerné de béton, qui « chauffe énormément », selon la paysagiste, au moindre rayon de soleil. L'arrosage n'est pas totalement exclu. Mais la plante devra être « rustique » et ne pas pousser trop vite pour limiter les tontes.

Par endroits, comme devant le lycée Dupuy de Lôme, elle devra résister au piétinement. Elle devra aussi coloniser rapidement les lieux, avant les « mauvaises herbes », sachant que les désherbants chimiques sont proscrits à BMO (hors cimetières et terrains de foot).

Comment choisir les bonnes espèces ?

Posé en rouleau, comme une moquette, le sedum a l'avantage d'être tout de suite esthétique. Adaptée, cette plante grasse du bord de mer colonise souvent les toitures de hangars. Toutefois, la paysagiste juge « intéressant de varier les espèces, pour se prémunir de certains aléas ». Comme une maladie qui décimerait tout.

Elle envisage des mélanges. Et des tronçons différents. Les bruyères, le thym ou le trèfle semblent bien s'adapter. Mais pas forcément ensemble. Pâquerettes, campanules ou silènes sont également à l'essai. Le gazon couvre mieux les cailloux. Mais « le choix ne sera pas seulement esthétique », prévient Anne-Simone Burel. Le gazon suppose aussi arrosage, engrais et tonte.

Sébastien PANOU.
Avatar de l’utilisateur
fabien38
Fondateur du site
 
Messages: 4005
Inscription: 16 Fév 2008 22:25
Localisation: Grenoble

Retourner vers Technologie

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 1 invité